Jacques Bredael

Présentateur Conférencier
Présentateur inoubliable du JT
Charme et professionnalisme

Impossible d’évoquer le journal télévisé, sans penser à Jacques Bredael (1938). Figure emblématique de la première chaîne publique francophone du pays, l’homme aura passé plus de dix ans à nous conter l’actualité quotidienne.

Jacques Bredael, un personnage de télé mais également un ancien professeur et un fou de théâtre. Quarante années pour une très belle carrière, loin d’être finie et toujours vécue au jour le jour.

Jacques Bredael a toujours beaucoup à dire, notamment sur l’évolution du métier de journaliste et des médias en général. Beaucoup à dire, mais sans se prendre au sérieux, un impératif pour ce grand journaliste. Il modérera vos débats avec son charme et son professionnalisme légendaires.

Une enfance « ordinaire »

Jacques Bredael grandit entre un père ingénieur commercial et une mère professeur de lettres. Il a une vie de « famille ordinaire ». Sa mère est pourtant une des premières femmes Docteur en Lettres de l’ULB et, autant le dire, à l’école, aucun dérapage n’est permis. Nul en en sciences mais doué dans les matières littéraires, Jacques termine sa rhétorique en Latin-Grec à l’Athénée Royal d’Etterbeek avec un zéro pointé en physique ! Le préfet de l’établissement lui fait jurer de ne jamais s’inscrire en médecine en échange du diplôme. Il tient parole, « même s’il y avait pensé », et entame une double candidature en Philologie Romanes et en Droit.

L’Italie

L’étudiant a vite la bougeotte à l’université, envie de nouveaux horizons. A l’époque, on est encore bien loin des programmes d’échanges Erasmus et autres, mais cela ne l’empêchera pas de passer sa deuxième candidature en Italie. Pour « la petite histoire », Jacques déniche une bourse qui traînait dans les tiroirs du secrétariat de Philo et Lettres et s’en va pour l'université de Gènes. Lors d’une visite d’arrivée protocolaire, le recteur italien lui annonce de but en blanc que son établissement sert plutôt à former les Docteurs en droit maritime. Il n’a donc pas grand chose à y faire.

La nouvelle est en réalité plutôt bonne : Jacques peut, s’il le souhaite, participer à un échange d’étudiants entre universités italiennes. Il passera l’année à vadrouiller entre différentes villes du pays. A Parme, il a le « premier choc révélateur de sa vie ». Une bande de jeunes parle théâtre et français sur une des places de la ville, il se rend compte rapidement qu’il s’agit de la troupe de l’ULB – une des plus renommées du moment en Europe – et qu’aucun d’eux ne parle le moindre mot d’italien. Jacques propose de les aider, de jouer l’interprète: il se découvre une passion, une vraie.

A son retour en Belgique, il passe d’ailleurs très sérieusement le casting pour intégrer la troupe. Et connaît une de ses premières désillusions : « Monsieur Bredael », lui rétorque un des membres du très sérieux jury une fois un extrait d’Arlequin déclamé, « avec un accent bruxellois pareil, le théâtre, il vaut mieux oublier ». Pas grave, Jacques deviendra décorateur et costumier. Car Jacques Bredael, c’est aussi un état d’esprit : savoir saisir les opportunités au jour le jour, comme elles viennent.

Professeur et homme de théâtre

Diplôme de Romanes en poche - le droit, Jacques l’abandonne rapidement jugeant être bien plus doué pour les lettres que pour les codes - il entre au Théâtre National. Il y restera deux années. Jacques est passionné mais « le théâtre ne nourrit pas son homme », veuillez entendre par là « ne suffit pas à entretenir la famille Bredael » qui s’est récemment agrandie avec la naissance du petit Vincent.

Jacques a passé l’agrégation, il sera enseignant dans une des meilleures écoles de la Ville de Bruxelles, l’Athénée Lycée Adolphe Max. « Une école élitiste à l’époque mais un paradis pour les professeurs, bien sûr ». Prof de morale laïque pour le secondaire inférieur, Jacques garde un excellent souvenir de cette période mais avoue connaître peu ses élèves.

Les années RTBF

Jacques Bredael fait ses premiers pas à la RTBF (1964) en tant que documentaliste, grâce au préfet de son athénée, Georges Van Hout. Ce dernier est en effet à l’origine d’un projet ambitieux : un feuilleton hebdomadaire sur la guerre de 14. Mais loin d’une évocation historique, l’idée est de faire un récit des événements, comme si la télévision existait déjà à l’époque. Un travail de titans pour lequel Jacques fournira la documentation. Il passera scénariste pour finalement présenter l’émission.

En 1967, il devient journaliste statutaire sur la chaîne publique. Forcé à passer l’examen de la RTBF pour continuer à y officier, c’est l’épreuve actualité qui lui donnera le plus de mal : Jacques n’a pas la télé ! Emissions historiques, chroniques économiques, débats, grand reportage et bien sûr le journal télévisé, Jacques Bredael touche à tous les genres, sans jamais « chercher les postes à responsabilités, ni à gravir les échelons de la hiérarchie ». Le niveau auquel il décide de rester lui permet d’exercer pleinement son métier de journaliste, l’essentiel. Voilà qui est dit.

Post-RTBF

Jacques quitte la RTBF en 1997 suite à un plan d’économie dont est victime la chaîne. Il est prévenu un an avant que la décision soit effective, il a donc largement le temps de préparer sa reconversion. Il est depuis longtemps sollicité par des établissements scolaires et des entreprises pour parler des médias, animer des débats, des colloques, ou préparer des cadres supérieurs à la rencontre avec des journalistes. Il se transforme en consultant, en conseiller à l’expression audiovisuelle. Il crée AMA (lisez ‘A mon avis’), une petite société composée de quelques journalistes ou anciens journalistes de terrain. Parmi ses clients, on peut citer Solvay, Mobistar, Caterpillar.

Comment décoder les infos télévisées ?

Media

Jacques Bredael vous emmène dans les coulisses des journaux télévisés. Comment se bâtit un JT ? Quelles sont les informations retenues ? Comment décoder ce que l’on vous montre ? Avec charme et professionnalisme, le présentateur inoubliable du JT de la RTBF pendant plus de 10 ans, vous racontera son expérience et ses anecdotes, comme si vous étiez en studio.

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