Hughes Dayez

Présentateur Conférencier
Critique cinéma incontournable
Il partage ses passions avec vous !

Hugues Dayeze est "Monsieur Cinéma" de la RTBF depuis plus de 25 ans. Sa seconde passion est la bande dessinée.

Hugues Dayez (1964) est le benjamin d’une famille de sept enfants. Sa mère est artiste-peintre. Son père fut le premier directeur de l’information lorsque l’INR devint la RTBF. De sa maman, il hérite d’un goût du dessin, de son papa, d’un don pour la communication.

A quatre ans, sur les genoux de son parrain, il découvre son premier film au cinéma : « Le Livre de la jungle » de Walt Disney : « Je l’ai vu en version originale anglaise. Je ne comprenais pas grand-chose à l’intrigue, mais j’étais subjugué par les personnages, l’animation, les chansons… Ce fut mon premier coup de foudre cinématographique ! » En réalité, ce film est la synthèse des deux passions du jeune Hugues : le cinéma et le dessin. Il sait à peine écrire qu’il se lance dans ses premières bandes dessinées, des fantaisies moyenâgeuses très inspirées par « Johan et Pirlouit » de Peyo.

Interview d’Hergé

A onze ans, son père l’emmène, avec deux de ses frères, rendre visite à Hergé dans ses studios. Passionné par Tintin, les trois garçons ont lancé le projet d’un « dictionnaire des personnages des aventures de Tintin ». « Sans le savoir, je réalisais là ma première grande interview ! Sans micro, sans caméra, mais elle est restée gravée dans ma mémoire ! »

Dans la foulée de cette rencontre, Hugues décide de redessiner sur des diapositives artisanales deux de ses albums préférés, « Les sept boules de cristal » et « L’affaire Tournesol » tandis que ses frères enregistrent, comme dans un feuilleton radiophonique, les dialogues et les bruitages de ces deux aventures. « Ce n’était pas aussi impressionnant qu’un film, certes, mais cela donnait des montages audiovisuels qui nous ravissaient ! »

Philosophie, économie et journalisme

Hugues Dayez n’a que seize ans lorsque son père meurt en juillet 1980. Il entamera des études de Sciences économiques et de Philosophie et Lettres aux Facultés Universitaires Saint-Louis à Bruxelles. « J’avais envie de faire de la « philosophie de l’économie », comprendre pourquoi les rapports d’argent dominaient à ce point notre société. Mais après deux premières années enrichissantes, j’ai été très rebuté par la grande technicité des sciences économiques, qui ne correspondaient pas à mon tempérament littéraire. » L’étudiant poursuit alors la filière en philosophie, mais bifurque de l’économie vers le journalisme : « Je m’y suis inscrit un peu par hasard, et m’y suis senti immédiatement à ma place ! »

De Sélim Sasson au Grand Ecran

Au printemps 1986, avant même d’obtenir son diplôme (avec grande distinction), il est engagé comme pigiste à la rédaction de l’information bruxelloise de la RTBF. Trois ans plus tard, il est repéré par Sélim Sasson lors d’un festival du film de Bruxelles. Le célèbre « Monsieur Cinéma » de la RTBF le choisit pour devenir son assistant : « Avec Sélim, j’ai découvert qu’on pouvait à la fois être journaliste et critique de cinéma, c'est-à-dire couvrir l’actualité avec professionnalisme, tout en exprimant une sensibilité très personnelle. » En 1991, alors qu’il n’a que 27 ans, Dayez est choisi par la RTBF pour succéder à la figure légendaire de Sélim et crée sa propre émission de cinéma à la télévision : « Grand Ecran ». Le magazine connaîtra près de cent numéros pendant trois ans. « C’est avec cette émission que j’ai appris à gérer toute une équipe. J’y ai fait des rencontres mémorables ».

De la radio à Spielberg

A la fin de « Grand Ecran », Hugues retourne vers la radio. Il coordonne l’information culturelle bruxelloise, court de festival en première théâtrale en passant par des expositions…

En 2003, sans délaisser la radio, Dayez devient le responsable de l’information cinéma pour le Journal Télévisé. Avec l’animatrice Cathy Immelen, il relance également une émission critique sur les sorties, « Screen ». Depuis lors, il multiplie les rencontres avec les stars, notamment lors du Festival de Cannes. En octobre 2011, il réalise un véritable rêve : il orchestre pour la RTBF la couverture de la première mondiale du « Tintin » de Steven Spielberg place de Brouckère : « C’était un moment inoubliable ! Non seulement parce que ce film était très attendu, mais parce qu’il symbolisait la fusion de mes deux passions de toujours : Tintin et Hollywood, la bande dessinée et le cinéma ! »

La seconde passion d’Hughes Dayez

La bande dessinée, parlons-en: Hugues Dayez lui a consacré cinq ouvrages très remarqués, dont notamment en 1997 « Le duel Tintin-Spirou », un recueil d’entretien avec les auteurs mythiques ( Franquin, Morris, Roba, Tibet).

Depuis 2008, il collabore chaque semaine au journal de Spirou, dans lequel il signe « Les aventures d’un journal », chronique racontant l’histoire contrastée de ce magazine légendaire qui a fêté ses 75 ans en 2013.

Titulaire du cours d’Histoire du cinéma pendant huit ans à Ichec Cultures, Dayez a aussi participé à une revue satirique, « Les Nouvelles de l’Espace ».

« Si je ne suis devenu ni dessinateur ni cinéaste, c’est parce que j’ai compris que j’aimais par-dessus tout communiquer mon enthousiasme sur ces deux arts parmi les plus populaires d’aujourd’hui ».

Une Histoire du cinéma

Cinéma

Aujourd’hui, on oppose fréquemment – et de manière un peu caricaturale – cinéma d’auteur européen et superproductions hollywoodiennes… En réalité, cet antagonisme ne date pas d’hier : dès les débuts du cinématographe, des conceptions très différentes du « 7ème art » ont été développées des deux côtés de l’Atlantique. Néanmoins, des passerelles entre l’Europe et les USA ont toujours existé, et chaque production nationale s’est nourrie d’influences extérieures. Cette conférence se propose de dégager les lignes de force du cinéma d’hier pour mieux comprendre le cinéma d’aujourd’hui.

Critique de cinéma, un métier en voie de disparition ?

Cinéma

Pour le grand public, un journaliste de cinéma a la belle vie : il passe le plus clair de son temps à voir des films gratuitement et à fréquenter des palaces pour interviewer les stars… La réalité du métier est quelque peu différente : le critique de cinéma est aujourd’hui soumis à des pressions commerciales de plus en plus fortes. Comment choisit-il les films qu’il décide de chroniquer ? Comment sauvegarde-t-il son indépendance dans un contexte où le marketing culturel est omniprésent ? Quel rôle peut-il encore remplir à l’heure où l’information immédiate sur Internet constitue une solide concurrence? Autant de questions qui méritent des réponses détaillées et sans langue de bois…

Les coulisses du Festival de Cannes

Cinéma

Le Festival de Cannes reste le deuxième évènement le plus couvert au monde, après les Jeux Olympiques. Comment fonctionne cette gigantesque machine qui tente de servir à la fois le cinéma d’auteur et les évènements les plus « people » de la planète ? Quel est l’impact d’une Palme d’Or ? Comment sont choisis les films de la sélection ? Ayant couvert à de très nombreuses reprises le festival, Hugues Dayez en révèlera les coulisses et les enjeux, en égayant son exposé de nombreux exemples vécus…

Chaplin et Hitchcock, deux génies anglais à Hollywood

Cinéma

Les historiens français du cinéma ont souvent coutume de minimiser l’importance du cinéma anglais, souvent englouti par le géant hollywoodien. Mais c’est oublier que des cinéastes fondateurs et essentiels de Hollywood ont quitté leur Grande-Bretagne natale pour trouver aux USA les moyens de leurs ambitions… sans renier néanmoins leur culture initiale. Pour comprendre l’humour désenchanté de Chaplin et sa soif de réussir, il faut se remémorer son enfance dans les quartiers pauvres de Londres. Pour apprécier le sens du suspense de Hitchcock et sa vision de la sexualité, il faut comprendre son éducation presque victorienne… Une relecture de ces deux œuvres immenses s’impose.

Le miracle de la bande dessinée belge

Art & Culture, Litérature

Impossible de citer tous les géants de la bande dessinée nés en Belgique : Hergé, Franquin, Jacobs, Morris, Peyo, Roba… La liste est impressionnante. Comment expliquer qu’un territoire aussi réduit ait pu générer autant d’artistes inoubliables ? Pour le comprendre, il faut expliquer le formidable climat d’émulation entre 1950 et 1970, né de la concurrence entre deux journaux fondateurs : « Tintin » et « Spirou ». Retracer cette épopée, c’est appréhender pourquoi les best-sellers de la BD ont été – et sont encore souvent – créés en Belgique francophone.

Peyo, le créateur des Schtroumpfs

Art & Culture, Cinéma, Litérature

Parmi les énormes succès au box-office mondial de 2011, figure le film « Les schtroumpfs », avec plus de 500 millions de dollars de recette. Aucun personnage de la bande dessinée européenne – ni Tintin, ni Astérix – n’a jamais réussi une telle percée aux Etats-Unis. Comment expliquer ce triomphe qui perdure ? Hugues Dayez se propose de retracer l’étonnante « success story » de Pierre Culliford, alias Peyo, modeste dessinateur bruxellois autodidacte, qui a créé un des mythes les plus populaires de notre culture.

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