Betty Cleeren

Présentateur
Bruxelles est un véritable laboratoire de la diversité
Francophone ou néerlandophone ? Moi je suis les deux !

Pour modérer vos débats et présenter vos évènements, Betty Cleeren (1950) est une journaliste de tout premier choix alliant charme, connaissances et compétences. Et pour ne rien gâcher, Betty Cleeren est parfaite bilingue, et maîtrise très bien l’anglais également.

Elle fait le gros de sa carrière à la RTBF, comme journaliste à la radio. Mais elle ne se limite pas à l’information au quotidien. Elle apprécie tout particulièrement les sujets plus fouillés et propose régulièrement des reportages pour le magazine radio Transversales. Deux de ceux-ci sont récompensés de prestigieux prix : en 2004, elle remporte le Prix du journalisme de la Communauté Française de Belgique et, en 2009, le Grand Prix du Journalisme de la Communauté des Radios Publiques francophones.

De Gand à Bruxelles

Betty Cleeren est née en 1950 à Gand. Elle quitte son environnement flamand à 8 ans, la famille s'installant à Bruxelles. Elle y suit une scolarité en français, lui assurant rapidement d’être parfaite bilingue. Sa vie professionnelle et ses passions l’amèneront à voyager beaucoup, le tout en anglais.

Journaliste

En 1969, elle s'inscrit à l'ULB. « J'aimais rédiger et j’étais déjà très bavarde, mon choix s'est porté naturellement vers le journalisme! ». Les études de journalisme ne se déclinant à l'époque qu'en licence, Betty Cleeren entame une candidature de droit. En licence, elle a pour professeur Marthe Dumon, qui lui donnera à jamais le goût de l'information. Elle y fait d'ailleurs ses premiers pas dans le métier, devenant notamment pigiste pour le journal Le Soir.

Diplôme avec distinction en poche, elle réussit brillamment les examens d’entrée tant à la BRT qu'à la RTBF. Pourtant, elle devra attendre 3 ans pour y entrer. Non seulement elle n'a pas de carte politique, sésame quasi indispensable alors. Mais surtout elle est considérée comme francophone par la BRT, car diplômée de l'ULB, et comme flamande par les francophones pour une simple question de paternité: « mon père étant alors chef de cabinet de Willy De Clerck, politicien du nord du pays, les francophones m'assimilaient donc de facto à une flamande... ».

« Ici Bruxelles, la Voix de l'Amitié »

Apres un passage comme secrétaire de rédaction à la Loterie Nationale, Betty Cleeren ouvre finalement grand les portes de la RTBF en 1978. Pour ne plus jamais en sortir. C'est en radio qu'elle y fait ses débuts, à la Voix de l'Amitié, ce programme sur ondes courtes du service « mondial » spécialement destiné à l'Afrique. Parallèlement à son travail de journaliste proprement dit, elle se charge également de la revue de presse du matin.

Deux ans plus tard, Betty Cleeren intègre le journal parlé de la Première, qui ne s’appellait pas encore la Première à l’époque... Elle y est journaliste et rédactrice de news bien entendu mais également présentatrice du desk « Petit matin », soit les journaux d'information d'avant 9h00. Elle poursuit aussi son travail à la revue de presse.

C'est en 1986 qu'a lieu le changement tant attendu : elle quitte la radio nationale pour le Centre de production local de Bruxelles : « Depuis le premier jour à la RTBF, c'est là que je voulais absolument travailler, faire du news sur Bruxelles! ».

Bruxelles, enfin

A l’époque, les journaux parlés du matin étaient propres à chaque centre de production local, la radio nationale occupant l'antenne commune le reste de la journée. La journaliste se charge donc une nouvelle fois des journaux du petit matin. Pour le centre de décrochage bruxellois, devenu par la suite Bruxelles-Capitale, elle est en charge de toute l'information relative à la capitale. Touche-à-tout, elle se spécialise toutefois sur l’économie bruxelloise et, déjà, sur la diversité dont Bruxelles est un véritable laboratoire. « Mais la façon de traiter l'info et le ton journalistique que nous utilisions alors était totalement différent de ce qui se fait aujourd'hui, et certainement de l'information de proximité propre à Vivacité ».

Vivacité... En 2002 est appliqué le plan Magellan : La RTBF et, surtout sa filière radio, est complètement repensée. Ce plan vise notamment à repositionner la radio publique face à la concurrence que sont les radios libres qui essaiment depuis les années 90. Bruxelles-Capitale disparaît et est intégrée à la nouvelle Vivacité, la radio généraliste « proche des vrais gens ».

Diversité, Maroc et Ski

La majorité de ses reportages d’investigation traitent de la diversité de Bruxelles. Diversité ethnique, linguistique, diversité de genre... autant de sujets journalistiques chers à Betty Cleeren. Et puis, il en est un autre, bien singulier: le Maroc. Un pays rencontré dès 1994 lorsqu’elle accompagne une mission économique bruxelloise dans ce pays, approfondi lorsqu'elle travaillait au service mondial mais surtout définitivement adopté lors de son voyage en 2004 : « J'avais obtenu une bourse de la Fondation Roi Baudoin pour y effectuer un reportage d'un mois, notamment sur le nouveau code de la famille. Depuis, c'est ma seconde patrie ! ».

Betty Cleeren a aussi la passion du ski et le goût des voyages, elle est ainsi Présidente pour la Belgique du Ski Club for International Journalists.

No testimonial yet. Be the first!
Ajouter un témoignage
Langues de prestation
Anglais, Français, Néerlandais