Michel Vandenbosch

Conférencier
Sa première action est allée droit au but, elle a fait rougir le roi Baudouin
Orateur inspiré – le bien-être animal nous concerne tous

Michel Vandenbosch (1961) est assurément le défenseur des animaux le plus célèbre de notre pays. Il a fondé l’organisation de défense des droits des animaux GAIA et sa lutte a déjà retenu l’attention de la presse mondiale à plusieurs reprises.
À sept ans, Michel Vandenbosch rêve de devenir motard. À douze ans, il met ce rêve de côté parce qu’il a le sentiment qu’il fera quelque chose de spécial, mais il n’a encore aucune idée de ce que ce sera.

Michel Vandenbosch est célébré par certains et conspué par d’autres. Faites-vous votre propre opinion et découvrez ce champion des droits des animaux grâce à ses conférences. Cet orateur inspiré vous fait part de ses motivations et vous explique pourquoi sa lutte pour le bien-être des animaux est importante pour tous. Parions qu’il ne vous laissera pas indifférent.

Roi Baudouin
Profondément touché par Het boek der Kampen à propos de l’holocauste, Michel Vandenbosch veut savoir pourquoi les atrocités humaines rythment l’histoire et décide donc d’étudier les sciences morales à la VUB. On pourrait croire qu’il se battra pour défendre les droits de l’homme, mais le destin en décide autrement. Lors d’une visite du roi Baudouin au Zaïre en 1985, on peut voir sur des photos des militaires lourdement armés qui surveillent ses bagages. Cette image pique la curiosité de Vandenbosch qui a 24 ans. Il mène donc une enquête. Il s’avère alors que le roi a reçu illégalement trois chimpanzés en cadeau. L’un meurt sur place et un deuxième meurt de déshydratation en route vers la Belgique.

Michel Vandenbosch dénonce ceci dans la presse et reçoit un soutien du monde entier. « King Baudoin accused of smuggling chimpanzees », titre The Wall Street Journal. La démarche de Vandenbosch porte ses fruits et la Belgique adopte un protocole stipulant que les chefs d’état ne pourront plus accepter de cadeau de cette nature. « J’ai su alors que je pouvais changer quelque chose et ce que je ferais le reste de ma vie », dit-il dans une interview avec Luk Alloo.

Bond Zonder Bont
L’idée de créer un groupe d’action commence à mûrir, mais il doit gagner sa vie. De 1985 à 1989, Vandenbosch fait toutes sortes de métiers. Il promeut des revues scientifiques dans les libraires, fonde une structure de concertation entre les mouvements écologistes au Pojottenland et élabore la structure philosophique de l’IBGE.

Mais il ne perd pas sa vocation de vue : « Je faisais souvent le travail de cinq jours en trois, de sorte que je pouvais assister à des congrès divers à l’étranger où des experts de renommée mondiale parlaient de la problématique éthique des tests sur les animaux ».

Il participe également à la création de la première association belge contre la fourrure, Bond Zonder Bont, et fonde le laboratoire d’idées éco-philosophiques Gaia avec le célèbre philosophe gantois Jaap Kruithof en 1988. Il ne faut cependant pas confondre ce laboratoire avec le groupe d’action que Vandenbosch créera plus tard.

Sauver des oiseaux exotiques
En 1989, Vandenbosch travaille chez Veeweyde, la plus ancienne association belge de protection des animaux, en tant que directeur des relations publiques. Très rapidement, toute la Belgique connaît cet ardent défenseur du bien-être animal qui dénonce les uns après les autres les scandales de maltraitance animale à la radio, à la télévision, dans les magazines et dans les journaux. Il rapporte résolument les abus infligés aux animaux et fait pression sur les autorités pour qu’elles prennent des mesures à cet égard.

Quand Veeweyde décide de revenir à son ancien terrain d’action, à savoir l’accueil des chiens et des chats, Vandenbosch reste sur sa faim. « Je trouvais leur initiative très noble, mais insuffisante. De mon côté, je passais des nuits à Zaventem pour sauver des oiseaux exotiques. Je trouvais qu’il fallait poursuivre ce genre d’actions. Il fallait créer une organisation plus étendue et plus forte ».

GAIA
En 1992, Michel Vandenbosch crée le groupe d’action GAIA. Il remporte son premier succès un an plus tard. Il bouleverse le pays au point que le ministre des Affaires intérieures de l'époque, Louis Tobback, interdit les courses de chevaux en rue. Le ton est donné.
Au cours des années suivantes, Vandenbosch attire encore l’attention par des campagnes retentissantes et des images choquantes de la souffrance infligée aux animaux loin des regards. Cela ne plaît pas à tout le monde. Au marché aux chevaux d’Anderlecht, des marchands de bestiaux agressent Vandenbosch devant des caméras de télévision. La gendarmerie est même informée de la préparation d’un complot visant à le supprimer.

Homme de l’année
Malgré l’opposition virulente, Vandenbosch poursuit sa lutte avec enthousiasme et est élu « homme de l’année » par les lecteurs de Humo en 2000. En 2001, Vandenbosch participe à de nombreux conseils consultatifs et aide des ministres et échevins pour leur politique en matière de bien-être animal. Le président de GAIA est également membre du conseil d’administration de l’Eurogroup for Animals, la coupole des organisations de défense du bien-être animal les plus représentatives d’Europe. En 2009, Vandenbosch joue un rôle capital dans la campagne internationale contre la chasse au phoque qui aboutit à l’interdiction européenne de commercialiser des produits à base de phoque.
Michel Vandenbosch est également l’auteur de Recht voor de beesten paru en 1986. En 2005, il signe De Dierencrisis qui reçoit un accueil très favorable. Dirk Verhofstadt dit à propos de ce livre : « Pour certains, l’auteur est un opportuniste et un agitateur qui sait utiliser habilement les médias, mais le livre donne une autre image, à savoir celle d’un activiste convaincu qui parle en connaissance de cause et comprend parfaitement qu’il a encore besoin des médias pour toucher les spectateurs et les lecteurs à l’endroit le plus vulnérable, leur aversion de la violence et leur compassion ».

Le combat de Michel Vandenbosch

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GAIA fête son 20e anniversaire en 2012. En deux décennies, l’organisation de défense des droits des animaux a réussi à sensibiliser notre pays à la souffrance infligée aux animaux. Michel Vandenbosch est toujours l’homme fort derrière cette réussite. Il poursuit infatigablement la lutte pour défendre les droits des animaux. D’où tire-t-il l’énergie pour revenir sans cesse sur le devant de la scène afin de dénoncer les abus commis sur les animaux, et ce malgré une forte opposition ? Comment suscite-t-il des changements dans la société avec GAIA ? Vandenbosch raconte son histoire inspirante et explique les raisons pour lesquelles les droits des animaux ont de l’importance pour chacun de nous.

Le respect des animaux peut calmer les démons qui sommeillent en l’homme

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Pourquoi l’homme maltraite-t-il les animaux sans scrupule ? Est-ce que cela a des conséquences sur la violence dans notre société ? L’un découle-t-il de l’autre ? Michel Vandenbosch vous propose un exercice de réflexion. Il se base sur deux citations, l’une de Léon Tolstoï : « Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille », et l’autre du Mahatma Gandhi : « On reconnaît la civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Michel Vandenbosch en conclut qu’une civilisation ne réussira pas à dompter la férocité humaine tant que les animaux ne seront pas respectés.

It's the economy, stupid ! Du bien-être des animaux et de la responsabilité des entreprises

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Quel est le lien entre le bien-être des animaux et l’économie ? D’après la conférence de Michel Vandenbosch, les deux sont liés à plus d’un titre. Le droit des animaux dans une société comme la nôtre est une affaire d’éthique, de science, de technologie et d’économie. L’histoire nous apprend que les solutions aux questions de société découlent largement d’un mélange d’éthique, de science, de technologie et d’économie. Il en va de même pour la souffrance infligée aux animaux. Bon gré mal gré, l’économie est un moteur important des développements au sens positif et négatif. Dans la société mondialisée, le souci du bien-être animal augmentera au cours des prochaines décennies. Un chef d’entreprise prévoyant en tient compte. Michel Vandenbosch plaide en faveur d’une responsabilité des entreprises où le bien-être animal occupe une place à part entière dans la vision de la durabilité.

Belgique, animaux dans la politique : repousser les limites

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Depuis un siècle et demi, la souffrance animale fait l’objet de combats, certes polis et parfois héroïques, dans les parlements européens. La législation en matière de bien-être animal résulte d’une décision politique. Le Parti pour les animaux dispose de deux sièges à la chambre néerlandaise et représente les citoyens qui se soucient du bien-être des animaux. Les animaux gagnent en importance en politique, et pas uniquement en occident. En général, c’est une réaction à la dénonciation d’abus, c’est rarement le fruit d’une vision réfléchie. La philosophe américaine libérale Martha Nussbaum, élève du prix Nobel indien d’économie Amartya Sen, plaide pour une véritable théorie politique à propos des droits des animaux. D’après elle, les droits des animaux ne sont pas un problème de luxe, ni une simple question de convenance ou de compassion bienveillante. La place des animaux et plus précisément le traitement des animaux relèvent de la justice. Michel Vandenbosch vous donne des explications à ce propos.

Quel dieu tout-puissant laisse souffrir les animaux ?

Philosophie, Spiritualité, Religion

Cette conférence approfondit l’important conflit entre bien-être des animaux et liberté de culte. Le sacrifice rituel d’animaux non étourdis suscite des discussions de société brûlantes. On semble ne jamais en venir à bout. La fête musulmane du mouton remet chaque année de l’huile sur le feu. La liberté de culte cache le fait qu'on laisse des animaux souffrir inutilement. Quels sont les intérêts en jeu ? Pour Michel Vandenbosch, il y a des limites à la liberté de culte dans l’intérêt légitime des animaux. Pour le président de GAIA, il est grand temps de trancher les nœuds (politiques).

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