Luckas Vander Taelen

Conférencier
Conférencier puissant – donne franchement son avis avec le style qu'on lui connaît
Lettres de Bruxelles – euthanasie et Hitchcock

Homme aux multiples talents, Luckas Vander Taelen (1958) est historien et a acquis sa notoriété comme chanteur, politicien pour Groen !, réalisateur de reportages, écrivain et acteur. Fil conducteur de ses activités : il ne craint pas la controverse.

Au début des années 80, Vander Taelen fait d’abord parler de lui comme chanteur du groupe de rock punk Lavvi Ebbel. Celui-ci est l’auteur de quelques tubes, dont Victoria et Give me a gun, mais le groupe abandonne l’aventure après 5 ans. Cependant, l’amour de la musique ne le quitte pas. Depuis quelques années, il parcourt les festivals avec son groupe Belpop Bastards. Avec quelques autres grandes figures de l’histoire de la musique, comme Kloot Per W et Bea Van der Maat, il redonne tout leur lustre à des classiques du rock flamands.

Grâce à ses expériences d’acteur, de journaliste en studio et de politicien au parlement, Luckas Vander Taelen est un orateur inspiré.

Pauvre Wallonie

En tant que journaliste et réalisateur de reportages, Luckas Vander Taelen collabore entre autres à l'émission légendaire de la RTBF Strip Tease et réalise la série en cinq parties De laatste getuigen pour VTM à propos des camps de concentration allemands. Pour l’instant, la série en trois parties Arm Wallonië qu’il réalise avec Pascal Verbeken pour Canvas constitue son dernier fait d’armes. Dans cette série, les réalisateurs rappellent aux Flamands qu’ils ont été nombreux à fuir la misère flamande au début du siècle passé pour se rendre au sud du pays.

Marié avec une Wallonne, Vander Taelen parle d’ailleurs couramment le français. Ainsi, il joue 14 fois son monologue Marina, ou comment Herman Decroo a sauvé ma vie en français. Début 2011, il présente un nouveau monologue dans sa langue maternelle, le dialecte d’Alost. Il joue Verosjekes van oever ’t woter à guichet fermé au centre De Werf à Alost à deux reprises.

Euthanasie

En 2005, il perd sa sœur Anna qui meurt d’un lent cancer. Des années avant cela, il lui a promis de lui permettre de mourir dignement et prend finalement la décision difficile de recourir à l’euthanasie. Dans une interview avec Veerle Beel, il dit : « Il ne s’agit pas de meurtre, on aide à mourir ». Luckas Vander Taelen décrit les derniers jours de sa sœur dans son livre poignant Waar ben je nu ? « Je crois dans la force des témoignages : si l’histoire de quelqu’un d’autre peut me toucher de manière si intense, la mienne peut également toucher d’autres personnes. Pour moi, ce n’est pas de l’exhibitionnisme ».

Entre 1999 et 2002, Vander Taelen siège au Parlement européen pour les verts. En 2006, il devient échevin à Forest pendant 3 ans. Depuis 2009, il siège au parlement flamand. Outre ses spécialités que sont les médias et la culture, il représente surtout les intérêts de Bruxelles.

Maux bruxellois

Son livre 'Berichten uit Brussel' est le fruit d’une chronique écrite pour De Standaard. Le livre lui vaut de vives critiques, parce qu’il décrit en tant que politicien vert les problèmes qu’il rencontre tous les jours avec de jeunes allochtones dans son quartier, près de la gare du Midi à Bruxelles. En effet, on associe plutôt les avis critiques à propos du multiculturalisme et de la sécurité avec l'extrême droite. Dans son livre, il combine sa propre histoire avec une analyse pointue des maux actuels, mais il propose également quelques solutions.

Lettres de Bruxelles

Belgique, Diversité

Il y a des tensions partout où des origines ethniques diverses cohabitent. C’est également le cas à Bruxelles. En raison des nombreuses naissances dans les communautés allochtones, le nombre d'habitants va augmenter de manière exponentielle au cours des prochaines années. Quelles en seront les conséquences ? Luckas Vander Taelen habite à Bruxelles. En 2009, il a écrit la chronique De getto’s van Brussel dans De Standaard. Il y aborde les problèmes qu’il rencontre tous les jours avec de jeunes allochtones dans le quartier où il vit. Cette démarche n’est guère évidente pour un politicien de Groen ! : « C’était le mérite de la gauche de requérir plus d’attention pour la discrimination et l’arriéré social. Le problème est malheureusement plus profond : nous avons eu peur d’imposer nos valeurs aux allochtones. Cependant, ces valeurs sont trop importantes à mes yeux pour accepter de les voir disparaître ». La gauche n’a pas apprécié cette chronique et les réactions indignées n’ont pas manqué. Vander Taelen a alors décidé de développer ses arguments et sa vision dans le livre Brieven uit Brussel : « Quand il ne se passe rien au niveau de l’administration de la ville, on peut s’attendre à des situations catastrophiques », dit-il dans cette conférence osée.

Ma sœur Anna

Seniors

L’euthanasie est l’un des écueils auxquels se heurtent politiciens et défenseurs de l’éthique depuis des années. Luckas Vander Taelen y a été confronté personnellement en 2005, quand il a dû prendre la décision extrêmement difficile de mettre un terme à la vie de sa sœur atteinte par le cancer. Vander Taelen aborde la problématique liée à l’euthanasie au cours de sa conférence. En outre, il se penche sur notre mortalité et la manière dont notre société traite l’inéluctabilité de la mort.

Alfred Hitchcock, génie absolu du cinéma

Cinéma

Plus de 30 ans après sa mort, le cinéaste britannique Alfred Hitchcock parle toujours à l’imagination. C’était un pionnier qui a réalisé des films pendant plus de 50 ans et qui est considéré à juste titre comme l'un des meilleurs réalisateurs de tous les temps. Des films comme Psycho et The Birds sont ainsi gravés dans presque toutes les mémoires. Luckas Vander Taelen est un grand admirateur d’Hitchcock. Il parle avec passion de son génie et illustre son propos avec de nombreux extraits de films du maître.

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