Johnny Thijs

Conférencier
Conférence inspirante sur le change management et le leadership
«Mettez la barre haut, mais soutenez toujours vos collaborateurs»

En 2002, Johnny Thijs (1952) a pris la direction de ce qui s’appelait encore La Poste, après un passage fructueux dans de grandes entreprises privées, comme Masterfoods, Côte-d’Or-Jacobs-Suchard, la brasserie Interbrew et la société de charcuterie Ter Beke. Le passage du privé à une entreprise publique a été un choc culturel, mais il a tout de suite lancé un processus de changement profond qui a porté ses fruits après quelques années.

L’expertise impressionnante de top manager de Johnny Thijs s’accompagne d’une vision sous-jacente de l’avenir. Il connaît les maux de notre époque, mais le défaitisme ne fait pas partie de son vocabulaire. Il défend ardemment un nouveau volontarisme où les jeunes ont une chance qu’ils peuvent saisir. Cet optimisme en matière de progrès doit devenir le terreau de notre société future.

La Poste

« La première révolution Internet était en cours. Au deuxième semestre 2002, l’envoi de lettres par la poste a rapidement commencé à chuter et nous avons clôturé l’année avec une perte de 47 millions d’euros. Ça a été un réveil difficile. De plus, la libéralisation du marché postal était imminente. L’entreprise telle qu’elle était n’avait plus d’avenir, mais le personnel et les syndicats n’ont pas voulu le voir tout de suite».

Dix ans plus tard, bpost est une société cotée en bourse fructueuse et moderne. L’introduction en bourse s’est parfaitement déroulée. L’entreprise présente de beaux résultats et a acquis une excellente réputation en Belgique et à l’étranger. C’est une performance remarquable dans un délai aussi court. Johnny Thijs a fait ce que tout le monde croyait impossible.

En 2014, cette histoire de réussite a brusquement pris fin. Après un véritable vaudeville politique à propos de la reconduction de son contrat, Johnny Thijs a décidé de quitter l’entreprise fin 2013.

Il est l’un des grands patrons les plus importants du pays. Il parle des processus de changement dans les organisations et de la recette du succès qu’il a appliquée lors du passage à bpost.

L’évolution plutôt que la révolution

«Une vision et une bonne dose d’humanité». C’est ainsi que des proches collaborateurs de Johnny Thijs ont décrit son style de direction. Cette capacité d’empathie est peut-être l’ingrédient principal de la recette qui a permis un tel changement chez bpost. Cette capacité l’a aidé à mettre d’accord la direction, le personnel, les syndicats et les cadres de bpost. Ainsi, il a pu poursuivre sa vision pour l’avenir de l’entreprise et jeter les bases d’une révolution silencieuse.

Dans De Tijd, il dit à ce propos : « Je mets la barre très haut, mais je ne suis pas un tyran. Je crois qu’on peut demander beaucoup si les gens savent qu’on les soutient. J’ai pu pousser mes collaborateurs au maximum, parce qu’ils savaient que je me battrais toujours pour eux. (…) Il est important d’écouter. Il y a une raison si nous avons deux oreilles et une seule bouche. J’ai souvent dit à mes cadres de se regarder dans le miroir au moins une fois par jour, non pas pour s’admirer, mais pour se remettre en question. Suis-je sur la bonne voie ? Mes collaborateurs sont-ils sur la bonne voie ? Ne soyez jamais satisfait, on peut toujours faire mieux».

Changement

Tout peut donc être amélioré, et cela ne se limite pas au monde des affaires. Grâce à l’expérience qu’il a acquise dans une grande entreprise publique comme bpost, Johnny Thijs connaît mieux que quiconque les défis que notre pays doit relever. À cet égard, il établit volontiers la comparaison avec les pays émergents d’Asie. Il entretient un lien particulier avec l’Extrême-Orient, car sa fille est d’origine asiatique. Son admiration pour l’optimisme asiatique en matière de progrès n’a fait que croître avec le temps. « Ils croient toujours que les choses s’améliorent si on travaille dur. Dans ce sens, les Asiatiques sont un symbole de l’humanité aujourd’hui : on veut toujours plus et mieux. C’est l’essence de notre existence. C’est la raison pour laquelle nous sommes tellement plus loin qu’il y a 2000 ans». En Europe, cet esprit a disparu. Nous avons perdu nos illusions, la méfiance entre entrepreneurs et politiciens n’a jamais été aussi grande. Ça doit changer.

«Si un peuple ne croit plus dans le progrès, il est condamné. La responsabilité de l’état est écrasante. Il est loin de fonctionner de manière optimale. Et nous ne sommes pas assez encouragés à prendre notre avenir en main. C’est ce qui rend le monde des affaires si nerveux, l’absence de vision, de perspective à long terme».

Changer pour survivre

Leadership, Stratégie, Management, Motivation

Le processus de changement chez bpost n’a été possible qu’en misant pleinement sur les gens qui doivent le réaliser tous les jours, du sommet de la direction au facteur. Ce sont les personnes qui doivent concrétiser le changement. Mais quelle est la place d’un directeur dans cet ensemble ?Comment diriger ces processus ?

Johnny Thijs professe sa foi dans la gestion du changement à l’aide de son expérience dans le monde des affaires internationales et dans l’une des plus grandes entreprises publiques du pays. Changer est une manière de survivre dans le monde des affaires et dans la société.

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