Christian De Coninck

Conférencier
Police : la vie telle qu’elle est – des histoires haletantes et des anecdotes amusantes
Un ketje de la capitale prend la parole

Christian De Coninck (1960) est commissaire et porte-parole de la police bruxelloise. Il a enquêté sur des affaires de mœurs, de meurtres et d’attaques à main armée. Pendant ses loisirs, il écrit des romans policiers.

En tant que porte-parole, Christian De Coninck a l’habitude de parler en public. Il raconte des histoires passionnantes et des anecdotes amusantes à propos du travail de la police à Bruxelles. Tous ceux qui ont assisté à une de ses conférences en ressortent enthousiastes.

Bruxelles

De Coninck passe sa jeunesse près de la basilique de Koekelberg. S’il se sent chez lui partout en ville, sa préférence va au commissariat de police de la rue du Marché au Charbon. Fasciné par l’uniforme bleu, il travaille au sein de la police de la ville de Bruxelles après ses études. Il ne tarde pas à faire valoir ses capacités et est nommé commissaire adjoint après 4 ans.
Il occupe des fonctions diverses, allant de chef du service de garde à officier de liaison avec le ministère des Affaires intérieures. En 2000, il devient porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale pour Ixelles et est nommé commissaire 2 ans plus tard.

Destin

En 2005, il est frappé par un coup du sort. Alors qu’il passe ses vacances à Madère, Christian De Coninck constate que son corps est couvert d’hématomes sous-cutanés. Les médecins de l’hôpital local diagnostiquent une maladie auto-immune. Il est immédiatement soigné aux soins intensifs et est rétabli une semaine plus tard. De retour chez lui, son médecin traitant constate lors d’un contrôle que son taux de plaquettes a de nouveau chuté de manière critique. Les six mois qui suivent, il fait la navette entre son domicile et l’hôpital.

« Ce qui était ennuyeux, c’est que je ne me sentais pas du tout malade. Après quelque temps, j’avais vu toutes les rediffusions d’Ein Fall für Zwei et tous les épisodes de Derrick et de Terzake. Je commençais à m’ennuyer, quand je me suis rappelé un jour dans ma chambre d’hôpital que j’avais toujours voulu écrire un roman policier. C’est ainsi que j’ai commencé à écrire », explique-t-il dans une interview parue dans De Morgen.

Pilsner Urquel

Son premier livre, De Praagse connectie, est en lice pour le Schaduwprijs remis par la Société des auteurs de romans policiers néerlandophones, tandis que les droits cinématographiques sont cédés à Eyeworks.

Le personnage principal de ses romans est le commissaire de fiction Stijn Goris. Ce jeune officier de police est en proie à de nombreux démons de sa jeunesse et affiche une prédilection pour la bière tchèque Pilsner Urquel. Si les démons n’ont rien d’autobiographique, la bière, en revanche, oui.

Des disputes entre voisins aux meurtres

À travers ses livres, De Coninck veut dépeindre toutes les dimensions humaines d’un commissariat de police. « Goris participe à toutes les interventions de terrain que j’ai effectuées autrefois, des disputes entre voisins aux meurtres ». Et ce non sans succès. Sur le site Internet néerlandais des amateurs de thrillers www.crimezone.nl, on peut lire à propos de son premier roman : « Enfin un livre écrit par un véritable policier. On peut voir et sentir le lien avec le travail de la police. Ainsi, les personnages sortent de la vie quotidienne. À ne pas manquer ». De son côté, Humo écrit : « Il développe une intrigue solide avec beaucoup d’allure ».

Aujourd’hui, De Coninck occupe une fonction de direction et n’est plus impliqué aussi étroitement dans les enquêtes, mais il est toujours au courant de tout en sa qualité de porte-parole et se rend toujours sur les lieux pour communiquer avec la presse.

Sa ville natale joue un rôle prépondérant dans ses romans, ce qui n’est pas étonnant : « Mon cœur est auprès de la police de Bruxelles. Quand j’ai terminé mes études, j’ai posé expressément ma candidature pour cette de zone de police. Cet environnement peut paraître brutal pour un regard extérieur, mais il continue à me fasciner. Évidemment, il y a de la criminalité et des voyous, mais c’est aussi un lieu où riches et pauvres vivent côte à côte. Il y a la communauté homosexuelle, des clochards et des demandeurs d’asile. Tous contribuent à la ville. C’est terriblement enrichissant et c’est unique ».

Un ketje bruxellois

En 2008, De Coninck est élu « Bruxellois de l’année ». Le comité organisateur apprécie qu’il défende le dialecte bruxellois tant dans sa vie professionnelle que dans ses romans. « Je suis un ketje bruxellois et j’en suis fier ». Suite à cette élection, il est également nommé « chevalier honorifique de l’ordre de Saint-Michel », une association folklorique bruxelloise de premier plan.

Le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, lui réserve un autre compliment. Lors d’une présentation de livres, il propose d’organiser une « promenade Christian De Coninck » basée sur ses romans policiers.

Le sens de l’humour de la police

Sécurité

Après avoir terminé l’école de police, un nouvel agent commence sa première journée de travail. Il reçoit son uniforme, ses armes et son badge avec fierté et se prépare au travail de terrain. Lors de sa conférence, Christian De Coninck évoque le parcours complet : bizutage, première montée d’adrénaline lors d’une arrestation, sueurs froides lors d’une intervention, etc. Pour devenir de véritables « flics », les nouvelles recrues doivent être capables de relever tous les défis sans problème. Ainsi, les nouveaux policiers se retrouvent dans toutes sortes de situations sérieuses ou drôles. De Coninck raconte des anecdotes à propos de voleurs idiots et intelligents, de situations gênantes avec des couples adultères et d’enquêtes de meurtres difficiles. Bref, il vous offre un regard unique sur la vie de la police de la capitale.

Les relations avec la presse

Droit, Justice, Police, Communication, Relations publiques

La ville est en émoi à cause d’un meurtre, de l'attaque d'une banque ou de l'arrestation d'un haut magistrat. La presse s’empare du fait et veut relater tous les détails de l’affaire, mais la justice ne peut ou ne veut pas livrer toutes les informations. Le porte-parole de la police doit alors relayer la voix des deux parties. Il faut faire des compromis entre des intérêts divergents. Ainsi, le porte-parole doit tenir compte de facteurs divers : le secret professionnel des enquêteurs, les désirs des personnes concernées, les intérêts de la presse, etc. En outre, il doit communiquer le plus clairement possible afin que son message soit relaté correctement. Christian De Coninck présente la tâche d’un porte-parole. Il raconte comment il se conduit devant les médias et comment on négocie en coulisses ce qui peut et ce qui ne peut pas être dit.

Witse et Sherlock

Droit, Justice, Police, Sécurité

Witse et Sherlock
Les résultats des inspecteurs de la série policière CSI prennent parfois des proportions singulières grâce à leurs technologies raffinées et à leurs laboratoires supersoniques. Dans quelle mesure cette image correspond-elle à la réalité ?

Christian De Coninck compare les méthodes d’investigation de nombreux commissaires de police réels avec celles de toutes sortes de policiers de fiction et rétablit l’équilibre. Il vous présente Eugène Vidocq, criminel français devenu maître détective, Alphonse Bertillon, inventeur du premier laboratoire de police au 19e siècle, et Gabriel Nicolas de la Reynie, premier commissaire moderne, au travers d’une histoire de meurtre. Il présente également des enquêteurs de fiction, comme Sherlock Holmes, Maigret et Kojak. Sa conférence parle également de Wyatt Earp et du shérif qui a abattu Billy The Kid, le criminel légendaire du Far West.

Christian De Coninck est un bon romancier qui connaît son sujet. Il parle du monde à part de la police sans prendre de gant.

Davidsfonds de Lennik
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